LES NAPPES PHREATIQUES DE LA VILLE DE TAMATVE SONT CONTAMINEES.

L’ADOPT ne baisse pas les bras devant les dangers qui menacent non seulement la ville mais aussi les habitants qui utilisent les eaux souterraines comme ressources journalières dans la ville de Tamatave.

Pompe aspirante utilisée par les bas quartiers de Tamatave.

Une étude sur modèle réduit réalisée dans le bureau central d’études pour les équipements d’outre-mer au laboratoire central d’hydraulique de France prouve que l’extension du port en 1972 a entrainé non seulement l’érosion du littoral et l’ensablement de la baie, mais en plus la fermeture du canal de Pangalane.

1963
Sortie du canal ouverte vers la mer.
1971
1974
Sortie du canal fermée complètement par l’ensablement causé par l’extension du Port en 1972. ( 2 ans après )
2017
Photo 2017
L’embouchure du canal de Pangalane.

Et cette fermeture de l’embouchure du canal a entraîné le non écoulement normal de ce fleuve qui en aval a entraîné les stagnations des eaux souterraines. Actuellement, la dégradation de cette nappe phréatique est encore amplifiée par les non enlèvements des ordures, par les tinettes à fosse perdue et le rejet des ordures dans le canal. Devant cette situation, l’ADOPT avise la population de l’impact de la fermeture de l’embouchure du canal de Pangalane, et le rejet des ordures dans le canal Bezaka.

Le canal de Pangalane complètement colmaté.

L’eau est une ressource naturelle vitale, étant donné qu’elle constitue la principale composante de tous les organismes vivants et le principal facteur qui contrôle le milieu naturel, la vie animale et végétale. Pour l’homme, l’eau joue un rôle important dans la vie quotidienne. Cette importance est directement liée au rôle de l’eau dans les activités socio-économiques de l’homme par exemple : l’adduction d’eau potable, activités agricoles et industrielles…

L’eau est un liquide de composition complexe dont les différents constituants réagissent les uns avec les autres. Un apport d’élément indésirable ou toxique ne peut qu’être néfaste, à court ou à long terme, à sa qualité. En termes de disponibilité, l’eau douce représente 3% des ressources en eau mondiale, alors que l’eau salée constitue 97%. Enfin, l’eau souterraine constitue 30 % des réserves mondiales en eau douce (Renard, 2002). L’exploitation de la nappe d’eau souterraine, comme alternative de source d’eau ne cesse de prendre de plus en plus d’ampleur, compte tenu soit de la contamination des sources d’eau traditionnelles en surface, générant ainsi un coût exorbitant, soit de l’absence de cette source d’eau obligeant à chercher d’autres sources exploitables. Toutefois, les activités humaines et l’urbanisation anarchique(,Par exemple l’insuffisance des bacs à ordures, de canaux d’évacuation) engendrent la dégradation de l’environnement et de menace sur le comportement et la qualité de la nappe phréatique d’eau souterraine dans la ville de Tamatave.

Canal de Pangalane dépotoir d’ordure.
Dépôt d’ordure dans la ville de Tamatave. ( quartier Ankirihiry)

Dans notre ville, on trouve entassés divers déchets, et des matières fécales. Par ailleurs, des pompes aspirantes individuelles se trouvent à proximité des zones insalubres ou des latrines domestiques à tinette. Ces zones sont souvent victimes d’inondations qui font remonter le niveau de la nappe, après chaque passage de pluie. Les pompes sont mal protégées et reçoivent des impuretés de toutes sortes. Cet usage d’eau non propre à la consommation est un vecteur de danger en termes de santé publique. La maladie respiratoire frappe des personnes à cause des mauvaises odeurs provoquées par les eaux stagnantes. La question qui se pose est donc de savoir si la nappe phréatique de la ville de Toamasina est vulnérable, et quels sont les facteurs qui accentuent cette vulnérabilité. Excepté les quartiers du centre de la ville où une structure organise des collectes d’ordures, les autres quartiers populaires de Toamasina ne bénéficient d’aucun système de ramassage. Les déchets solides sont aux mieux brûlés ou pires déversés dans les canaux d’évacuation des eaux usées, contribuant ainsi à les obstruer. Il arrive que ces déchets soient enfouis sans aucun traitement dans le sol, menaçant ainsi directement l’eau souterraine dont le niveau est connu peut-être peu profond. L’État et la Commune urbaine de Toamasina n’ont pas pu, dans un contexte de crise financière, assurer l’accès à l’eau potable et à l’assainissement pour tous. Il est donc nécessaire de comprendre les facteurs qui conditionnent la pollution des ressources en eau dans notre ville. Il est nécessaire d’évaluer la contamination et la vulnérabilité de la nappe souterraine dans les quartiers populaires de la ville, d’évaluer le risque généré par la détérioration des infrastructures d’assainissement, en plus, de mesurer la qualité physico-chimique et bactériologique de l’eau et enfin d’obtenir d’amples connaissances sur la qualité de l’eau souterraine.

Ce site vous donne des informations sur la contamination de notre nappe phréatique ou eau sous-terraine, et propose des solutions alternatives à nos dirigeants.